==========================  2007   ============================
Responsable du contenu: antenne belge AEFJN

Forêt d'Amazonie  (fin février 2007)
Le Congrès brésilien vote maintenant un projet qui réduira la Forêt d'Amazonie à 50 % de sa taille.
Le secteur qu'on veut déboiser représente 4 fois la taille du Portugal et serait principalement utilisé pour l'agriculture et les pâturages pour   le bétail. Tout le bois doit être vendu aux marchés internationaux par des grandes sociétés multinationales sous la forme de tranches de bois. Le fait est que le sol de la forêt d'Amazonie est inutile sans la forêt.  Il est très acide et la région est encline aux inondations fréquentes.  À ce jour, plus de 160 000 kilomètres carrés, déboisés dans le même  but, sont abandonnés et ont entamé un processus de désertification. Le  déboisement et le traitement du bois à cette échelle libèrent dans  l'atmosphère des quantités énormes de carbone, accentuant ainsi l'effet   de  serre et les changements climatiques.

Nous ne pouvons pas laisser faire !


Brevets sur les médicaments : NOVARTIS a osé !

Depuis janvier 2006, l’Inde a dû adapter sa législation au règlement de l’O.M.C. en matière de brevets ; la loi votée par le Parlement indien s’appelle le « Patent Act. » Appliqué à la lettre, ce Patent Act fermera le marché de nombreux médicaments génériques, notamment de médicaments de base pour lutter contre le SIDA, dont l’Inde est un grand pourvoyeur.

Un autre danger réside dans la supercherie dite en anglais « ever-greening. » Lorsque le brevet d’un médicament ancien va expirer (après 20 ans), la firme pharmaceutique propriétaire du brevet commercialise ce médicament sous une forme légèrement différente ou combine ce médicament inchangé à un autre, puis elle dépose un brevet sur ce soi-disant nouveau médicament; ainsi le brevetage de ce premier produit est en quelque sorte prolongé artificiellement de 20 ans!

Pour des raisons humanitaires prévues par l’O.M.C.(et sans doute aussi pour protéger son marché des génériques) le législateur indien a donc prévu dans son Patent Act une clause de sauvegarde; celle-ci autorise les fabricants indiens de produits génériques à continuer de fabriquer sous forme générique certains médicaments d’utilité publique et qui passeraient sous brevet si le Patent Act était appliqué tel quel. Ceci introduit la possibilité d’une concurrence entre fabricants et donc d’une baisse consi-dérable des prix ; cela permet aussi de contourner l’astuce des firmes qui fabriquent de faux nouveaux médicaments.

La firme suisse Novartis voyant ses intérêts compromis par le Patent Act assorti de la clausule de sauvegarde a ni plus ni moins intenté un procès à l’Etat indien à propos d’un faux nouveau médicament contre le cancer.

Il y a 5 ans, Novartis et 38 autres grandes firmes pharmaceutiques avaient déjà intenté une action judiciaire contre l’Afrique du Sud à propos de médicaments contre le SIDA; devant la levée de boucliers, cette coalition de firmes avait dû retirer sa plainte. A présent, Novartis attaque seule en justice un grand Etat d’Asie : l’Inde. Si Novartis obtient gain de cause, c’est le traitement de millions de malades pauvres de l’hémisphère Sud qui sera compromis. Une pétition, lancée par M.S.F., circulait donc pour demander à Novartis de renoncer à son procès contre l’Inde ; elle s’appelait « Laissez tomber le procès », en anglais « Drop the case. »

Soyons la voix des sans voix !

 

Contrôle mondial du commerce des armes légères :

l’embellie se confirme !

Cette fois, c’est l’Assemblée Générale de l’ONU elle-même qui a réitéré (donc confirmé), le 7 décembre dernier, l’adoption de la résolution sur le Commerce des Armes ; celle-ci recommande au Secrétaire général de l’ONU de préparer pour fin 2007 un traité sur le commerce des armes. 153 pays se sont prononcés pour, 24 pays dont la Russie se sont abstenus et les USA ont été les seuls à voter contre.

 

Souveraineté alimentaire et Accords de Partenariat Economiques Régionaux (A.P.E.R.) Sombres perspectives.

 

Le Forum Social Mondial qui vient d’avoir lieu à Nairobi a traité de ces deux thèmes et du 23 au 27 février aura lieu à Nyéléni (Mali) un forum international consacré à la souveraineté alimentaire. Ce forum est organisé par des associations de fermiers africains (dont le ROPPA), des plates-formes internationales d’ONG et La Via Campesina ; le but est d’y formuler un plan d’action mondial pour la souve-raineté alimentaire.

Les O.N.G. de nombreux pays européens et africains, en ce compris AEFJN, continuent à se mobiliser pour sensibiliser l’opinion publique européenne au droit des peuples à décider eux-mêmes ce qu’ils veulent manger, ce qu’ils veulent transformer et ce qu’ils veulent vendre.

L’Antenne néerlandaise AEFJN a travaillé ce thème l’année dernière avec le slogan : « souveraineté alimentaire oui, libre-échange non! » Nos amis des Pays-Bas s’en expliquent ainsi : « La grande différence entre les A.P.E.R. et la souveraineté alimentaire est la place centrale que celle-ci donne aux personnes. Le développement n’est plus défini par des gens de l’extérieur : ce sont les gens concernés eux-mêmes qui déterminent désormais leurs objectifs. Leur bien-être est à l’avant-plan, et non le profit des compagnies transnationales qui veulent diriger tout le commerce mondial. » 

Hélas, les négociations entre l’Union Européenne et les 4 régions africaines des pays ACP au sujet des A.P.E.R. tournent au désavantage des pays africains. Craignant de perdre le financement européen dans le cadre du 10° Fonds Européen pour le Déve-loppement, les pays africains cèdent systématiquement devant les négo-ciateurs de l’Union Européenne qui font le forcing pour aboutir à une signature des A.PE.R. au mois de juin.

Il est donc capital que les ONG accentuent leur pression sur l’Union Européenne pour qu’elle assouplisse sa position libre-échangiste. Certains pays européens commencent à remettre en question le calendrier et le contenu des A.P.E.R. Ainsi, le 3 décembre dernier, le Sénat belge a émis une résolution sur les A.P.E.R. pour demander au Gouver-nement belge de s’assurer auprès de l’Union Européenne que toutes les mesures de protection seront prises en faveur des pays africains pauvres avant qu’ils n’ouvrent leurs marchés.

Un pas dans la bonne direction ! Mais n’est-ce pas déjà trop tard ?

 

Dates importantes à retenir

21 février : Journée internationale des langues maternelles (UNESCO.)

8 mars : Journée des droits de la femme et de la paix internationale (O.N.U..

21 au 28 mars : semaine de solidarité avec les peuples luttant contre le racisme et la discrimination raciale.

22 mars : Journée mondiale de l’eau

23 mars : Journée mondiale de la météorologie 

24 mars : Journée mondiale de la tuberculose (O.M.S.)

Proberbe rwandais

Ivu lihoze ryosta inzu

La cendre éteinte brûle une maison.

La rumeur se répand comme une traînée de poudre.

 

 

RETOUR